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vendredi 16 décembre 2011

Benabar - Je Suis De Celles



Tiens, qu'est-ce que tu fais là ?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas ?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
A une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personnes n'avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
A qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
A l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m'attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu'dans mes bras

Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.


Ehi, cosa stai facendo qui?
Sono io, Natalie
Ma non mi riconosci?
Ma sì

Siamo stati insieme al liceo
E' vero, sono cambiata
Ho dei figli, un marito
Beh, cosa c'è? Hai l'aria sorpreso

Non ero destinata
a una vita ben ordinata
Ero persa
Mio marito mi ha trovata

Io ero una di quelle
Che non dicono mai di no
Una ragazza facile
Di cui ci si dimentica il nome

Non ero carina
io, ero la sua amica
Quella che si vede appena
Che è chiamata "quella lì"

Avevo due anni di più
Forse due anni di troppo
Mi piacevano i ragazzi
Forse un pò troppo

Naturalmente, avevate avuto
Decine di conquiste
Che nessuno aveva visto
Sempre durante le vacanze

Per molti di voi
Sono la prima volta
Di quelle che contano
Ma non tanto

Non ero di quelle
Che sono corteggiate
Io ero di quelle che
sono già d'accordo

Venivate a casa
Ma il giorno dopo
Rifiutavate in pubblico
Di tenermi la mano

Quando mi baciavate
al riparo dagli sguardi
Sapevo perché?
Perchè nessuno possa vederci

Allora chiudevo gli occhi
Da spaccarmi le palpebre
Mentre per spiare
Li tenevate aperti

Mi ripetevo:
"Non devi attaccarti"
Voi pensavate:
"Non si deve sapere"

Ma una volta tra le mie braccia
I vostri mormorazi senza fiato
E' per me, soltanto per me
Che erano destinati

Intrecciata con voi
A respirare i vostri capelli
Lo so, lo affermo
Mi amavate un po '

Certe si innamorano
Questo è puro, le eleva
Io mi innamoravo
Come si cade da una sedia

E gonfiati per averlo fatto
Davate conferenza
Una topa che si seziona
Il mio corpo alla scienza

Nutrito
I vostri scherzi di caserma
Che pensavate virili
Piccoli cavernicoli

Avere per me
Una sola parola di tenerezza
Vi appariva
Come il peggiore delle debolezze

Voi bulli
Parlavate come esperti
Dimenticando che tra le mie braccia

Facevate meno gli orgogliosi
E le altre ragazze
Perfide piccole sante
Mi avrebbero rasato i capelli
In un altra epoca

Quelle che hanno l'abitudine di essere coccolate
Ignorare la solitudine
Che niente consola

Venivate a casa
Ma il giorno dopo
Rifiutavate in pubblico
Di tenermi la mano

dimanche 24 janvier 2010

La libertà - Sergio Gaber




Come un uomo appena nato
che ha di fronte solamente la natura
e cammina dentro un bosco
con la gioia di inseguire un’avventura.
Sempre libero e vitale
fa l’amore come fosse un animale
incosciente come un uomo
compiaciuto della propria libertà.


La libertà non è star sopra un albero
non è neanche il volo di un moscone
la libertà non è uno spazio libero
libertà è partecipazione.


Vorrei essere libero, libero come un uomo.
Come un uomo che ha bisogno
di spaziare con la propria fantasia
e che trova questo spazio
solamente nella sua democrazia.
Che ha il diritto di votare
e che passa la sua vita a delegare
e nel farsi comandare
ha trovato la sua nuova libertà.


La libertà non è star sopra un albero
non è neanche avere un’opinione
la libertà non è uno spazio libero
libertà è partecipazione.


La libertà non è star sopra un albero
non è neanche il volo di un moscone
la libertà non è uno spazio libero
libertà è partecipazione.

Vorrei essere libero, libero come un uomo.
Come l’uomo più evoluto
che si innalza con la propria intelligenza
e che sfida la natura
con la forza incontrastata della scienza
con addosso l’entusiasmo
di spaziare senza limiti nel cosmo
e convinto che la forza del pensiero
sia la sola libertà.


La libertà non è star sopra un albero
non è neanche un gesto o un’invenzione
la libertà non è uno spazio libero
libertà è partecipazione.

La libertà non è star sopra un albero
non è neanche il volo di un moscone
la libertà non è uno spazio libero
libertà è partecipazione.

samedi 5 décembre 2009

Grand corps malade - 4 saisons



A l’arrivée du mois de décembre, j’ai bien regardé la hauteur du ciel descendre et l’hiver arriver
J’était presque content de le voir en l’observant se déployer, j’ai mis une veste au dessus de ma veste, pour pas trop cailler
J’ai vu la nuit qui tombait tôt et les gens qui marchaient plus vite
J’ai vu la chaleur des bistrots avec de la buée sur les vitres
La dessus la nature est fidèle
J’ai vu le jour se lever tard, j’ai vu les guirlandes de Noël qui m’ foutent le cafard
J’ai aimé avoir les mains gelées pour les mettre au fond de mes poches
J’ai adoré marcher dehors quand tu sais que la maison est proche
J’ai souri bêtement en voyant qu’y avait plus de fleurs sur les balcons
J’ai regardé le ciel tout blanc, y’avait même des flocons
Certains matins j’ai vu que le givre avait squatté derrière les fenêtres
J’ai vu les gens revenir du ski avec la marque des lunettes
J’commençais juste à m’y habituer mais les jours ont rallongé et j’ai compris que le printemps allait emménagé

Le mois de mars avait tracé en un battement de cils et on m’a dit qu’en avril faut pas s’ découvrir d’un fil
Mais moi j’ai peur de rien alors malgré les dictons vieillots, j’ai enlevé une de mes deux vestes pour pas avoir trop chaud
J’ai vu les arbres avoir des feuilles et les filles changer de godasses
J’ai vu les bistrots ouvrir plus tard avec des tables en terrasse
Y’ avait plein de couples qui s’embrassaient, c’est les hormones, ça réagit
C’est la saison des amours et la saisons des allergies
C’est vrai qu’ j’ai eu le nez qui coule et j’ me suis frotté les yeux
Mais j’ai aimé la chair de poule pendant un coup de vent affectueux
Sur les balcons ça bourgeonnait, j’ai ri bêtement à cette vision
J’ai regardé le ciel bleu pâle, y ‘avait même des avions
Ma factrice a ressorti le vélo, j’étais content pour elle,
Content aussi pour le daron qui aime le retour de hirondelles
J’ commençais juste à m’y habituer mais l’ thermomètre a augmenté
J’ai compris c’ qui nous pendait au nez, c’était l’été

Au mois de juin on change de teint, fini d’être albinos
C’est la période des examens, et puis celle de Roland Garros
Ça sent les vacances à plein nez il va être l’heure de se tire
Et j’ai enlevé ma dernière veste pour pas transpirer
J’ai vu qu’il faisait encore jour même après le début du film
Pour ceux qui ont des poignées d’amour il est trop tard pour le régime
Les mecs sont assez excités et ça les préoccupe que les filles sortent leur décolleté et leur mini jupe
J’ai aimé rechercher l’ombre quand y’ avait trop de soleil
J’ai aimé dormir sans la couette pour rafraîchir le sommeil
Sur les balcons c’était la jungle y’ avait plein de fleurs et plein de feuillage
J’ai regardé le ciel tout bleu, y’ avait même pas de nuage
J’ai adoré conduire la nuit, la vitre ouverte en grand avec le bras gauche de sorti qui fait un bras de fer contre le vent
J’ commençais juste à m’y habituer mais j’ai vu une fleur fanée et j’ai compris que l’automne était déterminé

C’est surtout à partir d’octobre qu’ c’est la saison la plus austère
Moi bizarrement je la trouve noble, c’est celle qui a le plus de caractère
J’ai vu des feuilles qui tournoyaient comme des ballons de baudruche
J’ai remis une de mes vestes, avec une capuche
J’ai vu la pluie, j’ai vu le vent et un rayon de soleil malade
J’ai vu les K-way des enfants qui partent aux châtaignes en balade
J’ai marché dans les feuilles mortes et sur les trottoirs mouillés
J’ai vu les parcs changer de couleur, ils étaient tout rouillé
J’ai aimé les lumières de la ville qui se reflètent dans les flaques et les p’tites bourrasques de vent qui mettent les brushings en vrac
Sur les balcons y’ avait que des branches, sans feuilles et sans raison
J’ai regardé le ciel tout gris, y’ avait même plus d’horizon

Puis l’hiver est revenu et les saisons se sont perpétuées
Les années passent, la vie aussi, on commençait juste à s’y habituer
On est les témoins impuissants du temps qui trace, du temps qui veut que les enfants deviennent des grands
Et que les grands deviennent des vieux

lundi 26 octobre 2009

Ho bisogno d'amore - Paolo Meneguzzi


Certe sere spengo la luce e rimango per ore da solo con me, resto lì con la radio accesa a guardare nel buio perchè faccio i conti con la mia vita e poi dico a me stesso adesso o mai più, cerco le intenzioni migliori, piango tutti gli errori perchè ho bisogno d'amore e di aprire il mio cuore in un mondo che corre più veloce di me, di cercare un mio senso delle cose a cui penso.

Ho bisogno di te, dimmi dove sei, resto lì a guardarmi allo specchio e mi chiedo se un giorno io ti incontrerò. Forse questa notte anche te vuoi parlare con me perchè hai bisogno d'amore e di aprire il tuo cuore, in un mondo che corre più veloce di te, di cercare un tuo senso delle cose a cui pensi, hai bisogno di me, dimmi dove sei, hai bisogno d'amore.

Ho bisogno di te, ho bisogno d'amore e di aprire il mio cuore in un mondo che corre più veloce di me, di cercare un mio senso piccolissimo e immenso, ho bisogno di te, dimmi dove sei, ho bisogno d'amore. Ho bisogno di te, hai bisogno di me, dimmi dove sei, ho bisogno di te, dimmi dove sei.


Ma che lingua... che lingua ! La piu' bella che esiste al mondo. I miei radici sono francesi, il mio cuore è italiano, per sempre. Datemi un'altra vita che io mi svegli italiana. ITALIAMORE...

vendredi 16 octobre 2009

Io ho te - Biagio Antonacci



Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment.

Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe,
Et dans cette clarté respirer librement,
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.

Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
C'est vous, la tête en fleurs, qu'on croirait sans souci,
C'est vous qui me disiez qu'il faut aimer ainsi.

Et c'est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute et pense, et vous réponds ceci :
Oui, on vit autrement, mais c'est ainsi qu'on aime.

Alfred de Musset

lundi 25 mai 2009

Luz CASAL - "Piensa en mi"


Poignante interprétation de Luz Casal dans le magnifique « Talons aiguilles » de Pedro ALMODOVAR